© Pyxis Explo

Une exposition qui interroge les liens entre le son et la matière comme une exploration poétique et sensible des vibrations au contact du vivant.
Mercredi - Dimanche
13h-18h
Entrée libre
Combles & Caveau
Une fréquence électrique, le frottement d’une pierre, l’oscillation d’un objet ou les signaux d’un organisme vivant : tout ce qui nous entoure est traversé de vibrations.
Embodied Sounds : fréquences en résonance interroge les liens entre le son et la matière comme une exploration poétique et sensible, qui fait dialoguer deux dimensions de la résonance.
La première est celle de la transmission : une onde est émise, se propage, rencontre un corps et produit un effet. Elle porte un signal, une voix, un rythme ou un récit.
La seconde naît de la capacité de l’être à s’harmoniser : des éléments distincts vibrent ensemble, s’influencent et parfois s’accordent. La résonance ne raconte alors plus seulement une relation de cause à effet ; elle désigne un état partagé, une synchronisation provisoire entre des êtres, des objets et des milieux.
Les œuvres exposées invitent à percevoir, à ressentir et à se connecter au vivant. Un appel à vibrer ensemble dans un monde en constante transformation.
Une série d'événements pour percevoir, ressentir et se (re)connecter au vivant sera à découvrir prochainement.

André Décosterd (CH)
André Décosterd est un musicien et compositeur suisse né au Locle, membre fondateur du duo Cod.Act avec son frère Michel Décosterd. Formé d’abord à la facture d’orgue, puis diplômé de l’École de Jazz et de Musique Actuelle de Lausanne, il développe depuis la fin des années 1990 une pratique située à la croisée de la musique contemporaine, de l’électroacoustique et de la composition algorithmique. Son travail explore les liens entre son, mouvement, programmation et dispositifs mécaniques, dans des installations et performances où la musique émerge souvent de systèmes physiques ou cinétiques.
Michel Décosterd (CH)
Michel Décosterd est un artiste plasticien suisse né au Locle, membre fondateur du duo Cod.Act avec son frère André Décosterd. Diplômé en architecture à l’École d’ingénieurs de Bienne, il commence son parcours par la photographie avant de se consacrer à la création de dispositifs cinétiques, à la technologie des matériaux et à la mécanique. Ses recherches portent sur la machine, le mouvement et la transformation de phénomènes physiques en formes plastiques, sonores ou performatives.
Ensemble, André et Michel Décosterd fondent Cod.Act en 1997. Leur travail associe création sonore, sculpture cinétique, programmation et recherche sur les phénomènes physiques, dans des œuvres présentées dans de nombreux festivals, musées et centres d’art en Suisse et à l’international. Le duo a reçu plusieurs distinctions majeures, dont le Swiss Grand Award for Music en 2019, la Golden Nica à Ars Electronica, ainsi que plusieurs prix au Japan Media Arts Festival.

Artiste pluridisciplinaire, baséx au Trétien, diplôméx en 2012 à TIP (école de performance à Freiburg im Breisgau) puis en 2026 au MAPS+S de l’EDHEA.
Sa recherche touche à l’imaginaire qu’engendrent les changements d’échelles physiques et temporelles. En se reliant aux failles, aux hiatus, aux espaces qui génèrent de nouvelles résonances, iel explore les potentiels de rencontres cachés et les voix imperceptibles qui nous entourent. Claire Frachebourg poursuit ses recherches dans le cadre de différentes résidences ; notamment au GRM (INA Paris, FR) au Palp Festival (Bruson), au QQM (Monthey) ou encore au Groenland avec l’association Marémotrice en 2023. Sa pratique navigue entre des installations sonores (festival Archipel de Genève 2022, Artgenève 2022, Biennale du son 2023, exposition collective) et des performances interactives de ses récits de rencontres (Les voix de la ville 2023, organisée par les Topophoniques à Lausanne, la création sonore live du spectacle SorcyèreXs du collectif A la Source au Spot en 2023, Manalis Lapis, une écoute en déambulation à Géronde en 2025, Attraction à la Biennale du son 2026). Lauréat du Kunst Am Bau des pyramides d’Euseigne, iel signe HIRs en septembre 2024, une œuvre qui serpente entre le val d’Hérens et d’Hérémence.
Claire travaille actuellement sur l’écoute des territoires de montagne et le magnétisme des pierres terrestres et extraterrestres. Ses travaux actuels cherchent la fusion de matériaux dans des récits sensibles et mythologiques en lien avec la géologie des lieux. Dans un nouveau Kunst Am Bau à Vétroz, iel souhaite cet automne insérer la fiction dans le réel à travers une strate qui entremêle géologie locale, poésie du cosmos et récit communautaire.

Salômé Guillemin est artiste et designer basée à Genève. Sa pratique se déploie entre scénographie, fabrication d’instruments, performances et installations sonores. Au cœur de son travail se trouve une exploration de la musique drone comme forme sonore immersive et sensorielle. Le son, les ondes électromagnétiques et le corps entrent en dialogue, dessinant une écologie acoustique fondée sur une écoute profonde. Par cette attention portée au son dans sa matérialité, elle interroge nos manières d’habiter l’espace sonore et les dimensions politiques et perceptives du pouvoir exercé à travers le son.

Daniel Maszkowicz est ingénieur chercheur en électronique de puissance et en arts sonores. Il conçoit des dispositifs manipulant signaux électriques et champs électromagnétiques, mobilisant instruments de laboratoire obsolètes et synthétiseurs virtuels. Intéréssé par les effets psychoacoustiques sur la conscience, il développe une algorithmique sonore pour diffusions et installations, dans une démarche ouvrant un espace d'expression tant au scientifique qu'à l'artiste.

Julie Semoroz est une artiste franco-suisse basée à Genève, reconnue pour sa capacité à fusionner l'art et la science à travers le son. Son travail explore les propriétés physiques du son et son interaction avec le corps humain et l'environnement, créant des installations et des performances immersives qui remettent en question nos perceptions de l'espace et du temps. S'inspirant de disciplines telles que la biologie, la neuroscience et la philosophie, elle examine des thèmes tels que la communication interespèces et la vocalisation émotionnelle. Elle collabore avec des artistes et des scientifiques sur des projets individuels et collectifs, qui ont été présentés à l'international. Elle a reçu de nombreuses bourses de recherches et a été nominée pour le Prix Russolo et les Swiss Art Awards et bénéficié d’un soutien du Fonds national Suisse scientifique pour son projet DOUZE MILLE VINGT en collaboration avec Didier Grandjean et le CISA, Chair des sciences affectives de l’université de Genève en 2021.