© Élégies, Matthieu Gafsou

Conférences-flash et débat sur le futur des glaciers avec trois spécialistes : Matthieu Gafsou, Nathalie Dietschy et Christophe Randin
18h-19h30
Gratuit, sur inscription
1er étage
Tout Public
Dans le cadre de l’exposition Si la neige ne revenait pas, pensez la montagne et la disparition des glaciers avec trois spécialistes.
En collaboration avec l'Unil (L’éprouvette / Laboratoire Sciences et Société / Unil)
Les montagnes, châteaux d’eau au cœur de l’Europe, sont des écosystèmes uniques, abritant une riche biodiversité. Pourtant, les effets du dérèglement climatique y sont plus perceptibles qu’ailleurs. Si la neige ne revenait pas présente six œuvres interactives, photographiques et immersives de créatrices et créateurs suisses qui interrogent la relation entre l’humain et la montagne.
Le temps d’une soirée, ouvrez un espace de réflexion collective sur ce que signifierait, concrètement et symboliquement, un avenir où la neige ne reviendrait plus. La soirée sera rythmée par trois conférences-flash, suivies d’un échange collectif :
Historienne de l’art à l’Unil, Nathalie Dietschy présentera ses recherches issues de son ouvrage Glaciers alpins sous toiles. Une histoire photographique, consacrées aux glaciers recouverts de bâches : s’agit-il d’une tentative de préservation ou d’un geste annonçant un deuil à venir ?
À ses côtés, le photographe Matthieu Gafsou partagera son travail sur les glaciers, qui explore leur disparition entre esthétique, effroi et ironie.
Le biogéographe Christophe Randin, quant à lui, nous parlera de la manière dont la nature évolue et se développe suite au recul des glaciers.
Dès lors, comment penser nos pratiques, nos imaginaires et nos responsabilités face à la transformation rapide des environnements alpins ? Cette soirée invite à croiser savoirs scientifiques, approches artistiques et regards citoyens pour mieux comprendre – et débattre – de l’avenir des glaciers.
Matthieu Gafsou (CH, FR, 1981) vit et travaille à Lausanne, en Suisse. Après avoir obtenu un master en philosophie, littérature et cinéma à l'Université de Lausanne, il a étudié la photographie à l'École d'arts appliqués de Vevey.
Depuis 2006, Gafsou a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles, et a publié de nombreux livres. En 2009, il reçoit le “Prix de la fondation HSBC pour la photographie" et est ensuite été invité à contribuer à l'exposition reGeneration2 crée par le musée de l'Elysée. En 2014, le même musée a produit l'exposition personnelle Only God Can Judge Me. En 2018, l'exposition H+ est l'un des temps forts des Rencontres de la Photographie d'Arles et fait ensuite le tour du monde (Chine, Australie, Italie, Irlande, Espagne, Suisse, etc.). En 2022, le projet Vivants est présenté in extenso au musée de Pully ainsi qu'à Paris Photo où Gafsou gagne le prix de la maison Ruinart.
Gafsou enseigne depuis plusieurs années à l'École cantonale d'art de Lausanne (ECAL). Il est aussi membre fondateur de l'agence MAPS et est représenté par la Galerie C à Paris et Neuchâtel.
Nathalie Dietschy est professeure à la Section d’histoire de l’art de l’Université de Lausanne. Spécialiste de la période contemporaine, elle s’intéresse en particulier à la photographie à l’ère numérique, au livre de photographie, au paysage en photographie en lien avec les questions écologiques, ainsi qu’aux représentations du Christ et des figures chrétiennes dans l’art contemporain. Elle est l’autrice de nombreux ouvrages dont Le Christ au miroir de la photographie contemporaine (Alphil, 2016) et The Figure of Christ in Contemporary Photography (Reaktion Books, 2020) et a également publié de nombreux articles. Elle a également été la commissaire de plusieurs expositions et est régulièrement invitée dans les médias.
Christophe Randin est professeur associé ad personam à l'Institut des dynamiques de la surface terrestre (IDYST) de la Faculté des géosciences et de l’environnement de l'UNIL. Il combine le suivi à long terme et la modélisation pour mieux comprendre l'impact du changement climatique sur la végétation des montagnes. Il est également investi dans la médiation scientifique à travers le Jardin Flore-Alpe, dont il est directeur.